L’artisan floral et le privilège de toucher les essences

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L’artisan floral et le privilège de toucher les essences

Par Isabel Harrisson et Johanne Martel AIFD, CAFA

L’édition du Land Art international de cette année, se déroulant en Suisse, vient de prendre fin. De nombreux artistes venant des quatre coins de la planète ont offert des performances impressionnantes. Ils ont trouvé l’inspiration et les matériaux à même le coin de nature qui leur était attribué.

Dans cet esprit, nous vous présentons une entrevue que le Blog Art floral pro a réalisée avec les membres de l’équipe française. Lors du Land Art international qui s’est déroulé à Saint-Jean-sur-Richelieu au Canada.

L’équipe d’artisans représentant la France

Un duo formé d’Éric Bianco et Olivier Fleury, tous deux de Marseille. L’équipe française a réalisé une œuvre minimaliste, mais pleine de sens et porteuses d’un message puissant.   Avec humour, les deux artisans nous confient comment l’apprivoisement des matériaux naturels et le travail de ceux-ci furent un tournant dans leur façon de voir le métier d’artisan floral.

L’artisan au cœur de l’entrevue

AFpro : En premier lieu, bienvenue chez nous et merci de nous apporter votre vision particulière.   Nous aimerions savoir ce qui vous a amené à la pratique du Land Art. Quel est votre parcours professionnel ?

ÉF : Essentiellement, c’est Peter Hess qui est un maître en Art floral qui a soufflé le mouvement et qui nous a donné le goût de prendre le pas. Avoir à travailler les matériaux naturels pour en faire quelque chose d’autre. D’avoir une autre vision de la nature et prendre plaisir à travailler à l’extérieur.

AFpro : Comment cette vision, cette connexion avec la nature vous sert-elle dans votre métier ? Dans votre travail quotidien d’artisan floral ?

ÉC : C’est une excellente question ! La connexion que l’on a avec la nature. D’avoir le privilège de toucher ces essences, ces branches, ces feuilles, c’est merveilleux !   Comment on peut le ramener dans une boutique, en diminuant le format. De se l’approprier et de raconter quelque chose. La fleuristerie ce n’est pas forcément de faire un bouquet, de simplement mettre des fleurs ensemble… C’est plutôt de se donner, de raconter une histoire avec le médium que l’on a. Les peintres utilisent de la peinture. Nous nous utilisons les végétaux. C’est la combinaison de ces végétaux qui nous permet de raconter une histoire. De répondre à une attente du client.

Un conseil pour les artisans

AFpro : Pour nous et pour tous ceux qui nous écoutent, nous avons une dernière question. Toujours dans cette optique de connexion avec la nature. Que nous conseillez-vous pour que nous continuions à progresser dans ce merveilleux métier, pour garder la flamme vivace ?

ÉC : Je crois qu’il faut rester curieux. Il faut chercher, expérimenter, voyager. Il faut faire du Land Art, en faire tout seul dans un coin. Entrer dans une forêt et laisser aller son imagination et se raconter des histoires. S’approprier cette nature, car c’est grâce à elle que l’on est là. Je pense que c’est très important puisque l’on se ressource de cette façon. Il faut aller s’enrichir ailleurs.

Un merci sincère de ce partage.

Nous sommes reconnaissance à Éric et à Olivier de l’équipe française pour cette belle entrevue et pour leurs bons conseils ! Nous vous invitons à visionner la vidéo découvrez le Land Art par 7 artisans inspirants.

Des commentaires et suggestions !

Selon la saison, êtes-vous en mesure de nommer 3 végétaux qui sont accessibles et que vous devriez utiliser dans vos compositions ?

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By |19 août 2018|0 Comments

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