Par Isabel Harrisson et jOhanne Martel AIFD CAFA

Avec humour et humeur, nous abordons une réflexion importante concernant ce qu’est et l’importance du travail d’adaptation. En toute conscience nous soulevons la difficulté qu’ont certains à faire du travail d’adaptation.

Le travail d’adaptation la clef cachée de toute formation

Dans notre métier, nous sommes amenés à suivre des formations et à voir des démonstrations, dans le but de parfaire nos connaissances et d’offrir à notre clientèle des produits nouveaux et distinctifs. Implicitement, l’artisan floral à des devoirs à faire suite à ces événements : il s’agit du travail d’adaptation, c’est-à-dire que nous devons apprendre à faire abstraction du style de travail du formateur et du matériel qu’il utilise pour en retirer la technique sous les compositions présentées. Mais ce n’est pas tout, il faut ensuite intégrer ces techniques pour mieux les utiliser avec notre style de travail et les différents matériaux que nous avons dans notre atelier ou boutique!

La formation en art floral pour Isabel, un point d’honneur!

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C’est une situation et une opinion très personnelle, mais depuis mon entré dans ce domaine en 2000, je me fais un point d’honneur d’aller suivre toutes les formations et voir toutes les démonstrations que je peux, car chaque formateur à une compréhension et une interprétation de la technique qui lui est propre (ce qui est le cas dans la très grande majorité des métiers dits d’art visuel) et savoir prendre le meilleur de chacun pour l’adapter à son style de travail est une étape importante vers une véritable autonomie professionnelle et j’entends par là : mieux comprendre les demandes de la clientèle, rapidité d’exécution, posséder un éventail de technique suffisant pour se débrouiller, peu importe le type ou la taille de la composition à faire. Chaque formateur a également des stratégies marketing propres à son expérience et savoir garder l’esprit ouvert par rapport à tout cela est primordial.

Et bien, depuis 16 ans que je prends de la formation et de la démonstration, à chaque fois, il a toujours un certain (et j’ignore pourquoi, mais ce certain est toujours assis juste derrière moi et parle assez fort pour que je l’entende!)  qui me donne l’impression de venir chercher une recette miracle, s’arrête sur le style de travail du formateur (ça ne se vendra jamais chez nous, pourquoi il ne nous montre pas des choses qu’on peut vendre…), sur la taille et la quantité de matériel utilisé (c’est pas réaliste, c’est trop gros, c’est bien trop cher…) et sur le choix des matériaux (c’est pas une bonne idée,  j’aime pas ça, c’est pas beau…). D’accord, d’accord, ce certain a droit à son opinion, mais pourquoi est-ce qu’il est là? Qu’est-ce qu’il est venu chercher? Il me donne l’impression d’avoir dépensé un montant X juste pour le plaisir de chialer!?! Et j’avoue que parfois, j’aimerais bien qu’il se taise, qu’il écoute et qu’il fasse ses devoirs, au point ou j’aimerais bien le voir, moi, ce certain, être téléporter sur scène, histoire de vérifier s’il se débrouillerait mieux que le formateur : hein hein hein!!!

Le travail d’adaptation est le devoir de l’élève suivant la formation.

Voilà le point qui est réellement important. Devant pareille attitude, on en vient à se poser des questions : Il est ou le travail d’adaptation? Parce qu’en fin de compte, c’est ce travail qui permet à l’artisan floral d’appliquer ce qu’il a vu en formation ou en démo, pour sa clientèle spécifique, à des tailles et des budgets qui lui conviennent, avec son propre matériel, tout en présentant des produits ‘nouveaux’…

Et c’est également ce travail d’adaptation qui permet d’ajuster des stratégies marketing, qui nous viennent d’ici et d’ailleurs, à notre milieu et à nos attentes particulières. Pourquoi ce certain réagit-il comme cela? Est-ce parce qu’il n’est pas suffisamment outillé pour faire le travail d’adaptation? Sait-il qu’il doit le faire?  Et vous le savez-vous?

Selon jOhanne, il faut le faire savoir à sa clientèle

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J’ai toujours eu plaisir de partager à ma clientèle que telle date je participais à un congrès, une formation ou une démonstration. Je transmettais ainsi que je serais absente, parfois quelques jours, et qu’à mon retour j’aurais appris quelque chose de nouveau à leur partager. Il n’était pas rare que certains clients passent à la boutique, suivant ma formation, pour prendre des nouvelles et venir voir les pièces réalisées et que j’eusse rapportées.

Pour ceux qui osent tout de suite penser que ce n’est pas pour eux, je me permets de leur répondre que ma boutique était dans une petite localité. Donc, je peux parler avec expérience que pour moi, tout comme pour ma clientèle c’était un plus, la preuve que je restais à l’affut, allumé, en mouvement. Il est certain que pour ceux entrant dans ma boutique qu’une fois dans l’année cela pouvait sembler moins visible, et encore, car tout est dans le contact et la relation établis avec lui.

Voici en fait comment je préparais ma clientèle aux nouveautés et entretenais la portion de visionnaire, ceux qui embarquent dans ce qui est au goût du jour, ceux qui me motivaient et me permettaient de créer des œuvres uniques. Les autres, bon an, mal an, suivaient à leur rythme. Cela a toujours été ma façon d’être devant et non derrière.

Les frustrés… frustrants

L’attitude avec ce qui nous entoure, démontre comment nous arriverons à atteindre l’altitude dont nous rêvons. Il est préférable d’apprendre à composer avec toutes situations que d’être en réaction. Il est facile de sentir une grande frustration chez certain et malheureusement ces frustrés deviennent des frustrants pour ceux qui les entoure autant collègues que clients.

Ainsi à la mention répétée qu’on certain de dire qu’ils non « pas la clientèle » est facile et lourde de sens. Devons-nous penser que ce sont eux, qui également râlent le plus contre l’offre de fleurs dans les grandes surfaces http://leblogartfloralpro.com/pour-ou-contre-les-bouquets-dans-les-grandes-surfaces/? Tout comme l’épineux débat, que certains aimeraient ouvrir sur la concurrence déloyale des salons funéraires?

L’aspect fondamental de la formation, une responsabilité qui incombe à tous!

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Et maintenant ce certain comme l’appelle Isabel, est-il conscient des effets de ces commentaires répétés? Nous n’avons pas assez de nos deux mains pour compter le nombre de formateurs de qualité, juste au Québec, qui ne remonteront plus jamais sur scène parce qu’ils en ont eu marre de cette attitude!!! Et il est de plus en plus difficile de faire venir des formateurs internationaux, car les gens qui sont derrière l’organisation de ces gros événements craignent la réaction de certains sur tous les points de forme!!!

Plusieurs questionnements sont soulevés étant donné la quantité importante de travail derrière ce type d’événement. Et dans tous les sens du terme, il y a un prix à payer!

Nous nous sommes posé la question, car on peut croire que la situation est plus qu’alarmante. Il faut lever le voile et il est grand temps que nous prenions conscience  que la solution miracle que plusieurs recherchent n’existe pas.

Nous sommes en parfait accord que l’une des clefs du succès est incontestablement dans la formation. Que celle-ci réunit et sert autant ceux ne demandant que de connaître les tendances que ceux apportant un intérêt de parfaire leur style.

Que comme dans toute chose ayant de la valeur il faut y investir des efforts joints à un travail constant, parfois long et peut-être difficile… Mais tellement générateur de richesse!

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