Prière de faire une offre avant le 1er novembre!

Prière de faire une offre avant le 1er novembre!

Par Johanne Martel AIFD CAFA

« J’ai trop d’inventaires! » ou plus vulgairement, « J’ai trop de stock! ». Le syndrome que, lorsque je travaille, il me manque toujours quelque chose et lorsque le représentant passe, je n’ai besoin de rien car j’en ai déjà trop.

Alors, soit que je me rabats sur la nouveauté que tout le monde s’arrache comme étant, enfin, quelque chose de nouveau, ou que je rachète un produit parce que je ne me souviens plus s’il en reste ou pire, où il est!

En fait, certains ont tellement d’inventaires camouflé, « stocké » un peu partout qu’ils sont plus ou moins conscients de ce qu’ils ont. Et je vous assure que je ne les aie pas seulement entendus, ces réflexions, mais bel et bien vus en visitant des boutiques. Bref pour contrer la faciliter d’acheter à nouveau, il faut faire un effort, de prime abord peu réjouissant de faire un grand remue-ménage, ce qui aidera avantageusement pour cerner ses besoins et réactiver la rotation des inventaires.

À travers deux vidéos ou il sera question du glanage dans un contexte d’automne, après discutions avec Isabel, nous avons jugé qu’il était pertinent de faire prendre conscience que le premier endroit où l’on doit regarder pour trouver des éléments est d’abord et avant tout dans sa propre boutique.

Du matériel faisant partie des meubles…

La première étape est de cibler ce qui est en inventaire depuis trop longtemps. Au Québec l’expression faire partie des meubles est en quelque sorte une façon de décrire des éléments indispensables dans un lieu comme une table, une douche, etc.  La période automnale est un bon moment pour voir autrement ce qui nous entoure et de remettre en question ce qui s’y trouve. Changement de saison, changement d’attention! Osez déterminer ce que l’on veut voir sortir et alors de réfléchir à la manière dont on peut s’y prendre pour travailler ces matériaux efficacement, que ce soit par le biais de nos différents types de compositions, des décors que l’on veut réaliser ou de préserver certain de ces éléments pour des projets futurs ou la prochaine saison. Cela permet aussi de dynamiser notre inventaire, de réinventer notre espace de présentation et de vente et de le présenter sous un jour nouveau.

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Une saine et rentable rotation des inventaires.

Il faut comprendre que pour parvenir à faire une rotation dans son inventaire, il faut savoir se départir des éléments dont on ne veut plus ou qui sont dans la boutique depuis trop d’années. Loin d’être rentables, ces éléments et matériaux accumulent poussières et entretien sans retour sur l’investissement. Ma suggestion est de les mettre sur le bord de la porte et D’UNE FAÇON CLAIRE, LES INVITER À SORTIR, idéalement en les vendant! Jouer d’humour en inscrivant une note de faire une offre avant une date précise! Sinon donnez-les à une œuvre, un organisme, à quelqu’un qui a sa place dans un marché aux puces par exemple.

Avoir en tête la bonne idée comme lors de son achat.

Tout matériel a une résonance sur notre corde créative, ainsi lorsque l’on regarde un produit celui-ci amène son lot d’idée. Il faut mettre le doigt sur ces éléments forts qui donne du punch à nos divers projets. Il faut avoir en tête que ces mêmes éléments nous donnent l’occasion de montrer à notre clientèle les matériaux sous diverses formes, avec des applications variées, de démontrer notre savoir-faire et de valoriser notre métier d’artisan floral. Une fois que l’on a ciblé les éléments que l’on doit travailler, seulement à ce moment on peut penser à compléter en glanant en nature ou en achetant du matériel chez nos fournisseurs. Le glanage en automne est un exemple parfait qui permet de faire entrer la nature dans notre travail et de créer de beaux maillages entre divers éléments qui peuvent être naturels, permanents ou inertes.

Savoir cultiver et entretenir notre jardin tout au long de l’année.

Dans mon cas particulier, j’aime glaner à même mon jardin, dans les environs ou j’accueille avec bonheur les trouvailles mises sur ma route de manière imprévisible. Depuis près de 5 ans, maintenant que, d’années en année, je travaille principalement avec des vivaces de mes plates-bandes.  Petit à petit, ces plants m’offrent une variété intéressante et généreuse du printemps jusqu’à tard en automne. Avoir un jardin, que ce soit le sien ou celui d’un autre, ou l’on peut se permettre de recueillir des végétaux est une solution simple et efficace pour faire une place à la nature dans ses compositions et tous les projets auxquels nous pouvons travailler. À nouveau, osez développer avec des voisins, des connaissances des alliances intéressantes pour récolter ou avoir un accès privilégié à du matériel inspirant pour des projets particuliers.

Profiter des rabais de fin de saison en jardinerie sur des vivaces pour garnir votre décor d’automne extérieur. Même planter tardivement en sol fertile, permettra au printemps prochain de les relocaliser astucieusement.

L’automne, une saison morte se mariant bien avec la vie!

L’automne est aussi une période des plus intéressantes pour utiliser les végétaux dans toute leur imperfection! Ainsi, on peut travailler les éléments séchés, créer des natures mortes, des ensembles qui conviennent parfaitement au look que l’on s’attend de retrouver en cette saison particulière. Mêler de tiges séchées d’hémérocalles avec des couronnes de vigne, des plantes en pot qui sont en fin de vie, avec des courges… créer une atmosphère.

À nouveau, de travailler un décor avec des éléments forts permet de susciter l’intérêt de la clientèle, pas nécessairement de les vendre, mais d’ouvrir la porte à d’autres ventes que nous n’aurions pas réalisée sans exciter la curiosité des clients. (Voir la vidéo un accueil qui fait peur! : )

Le travail vaut l’effort et l’effort vaut le travail.

Bref, comme vous pouvez le voir, il y a diverses façons de glaner. La mienne, dans cette vidéo, est avant tout marketing. Comment regarder ce que nous avons déjà afin de lui donner un second souffle, de mieux cerner nos besoins, d’éviter une surabondance qui se transforme souvent en poids moral et financier.

Un détail très important : ce n’est pas parce que l’on ramasse des éléments en nature qu’il ne faut pas mettre de prix dessus! Votre travail d’observation, votre temps de cueillette et vos idées, mérite un retour, donc a un coût! Cela vous rebute : commencer modestement avec un coût minime, mais de grâce, valoriser vos actions et votre attention.

Prenez conscience et osez l’affirmer que, pour vous, ce n’est pas qu’un passe-temps (hobby), mais bel et bien un métier! C’est une belle et extraordinaire façon de valoriser le travail de l’artisan floral.

Ici est l’endroit idéal pour y laisser votre commentaire!

By |30 septembre 2018|0 Comments

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