Un accueil qui fait peur!

Par jOhanne Martel AIFD CAFA

Avez-vous déjà vécu ce que nous appelons un accueil qui fait peur! Vous savez, lorsque l’on doit se procurer un produit ou un service et que l’on cherche le commerce ou l’on doit se rendre, car le numéro civique est invisible et que la devanture n’est distinctive en rien… et que enfin, quand on réussi à dénicher l’endroit, on pénètre dans un lieu froid, parfois défraîchi… et tout à coup, on se demande se qu’on fait là!!!

Et quand finalement un membre du personnel lève les yeux vers vous, il vous dévisage comme si vous étiez un chien dans un jeu de quilles… une mouche dans une soupe… et ça c’est quand on daigne vous regarder ou pire encore, vous répondre… scénario presque digne d’un film d’horreur non?   Bon d’accord, on pousse un peu, mais avouer que parfois ce n’est pas très loin de la réalité…

Porter le regard de l’autre apporte parfois de dures, mais formatrices vérités!

Par le biais d’un décor d’automne avec une touche d’Halloween, nous voulons explorer l’accueil. Cet aspect souvent négliger mais d’une très grande importance dans l’expérience générale que les clients vivent et de l’image qu’ils peuvent retenir d’une entreprise. Pour bien comprendre l’importance de l’accueil, il est nécessaire de se positionner du côté du client et de faire l’effort de remarquer les forces et les faiblesses de sa devanture, de sa vitrine, de son décor intérieur et, oui OUI, du contact humain.

Prendre le temps d’observer est payant!

L’adage dit que l’on n’a pas toujours, deux fois la chance de faire une bonne première impression. De s’informer auprès de sa clientèle fidèle, de ses amis, s’il y a des points à améliorer est une façon d’élargir son propre regard sur un endroit qui nous est parfois trop familier. De vérifier l’impact de son décor extérieur et de ses vitrines de la rue à différentes heures dans la journée (surtout aux heures de grande circulation et en soirée) pour s’assurer qu’on met ses efforts au bon endroit… C’est une solution très simple qui permet de maximiser sa présentation. Il faut aussi comprendre que cette présentation doit avoir un grand impact à chaque fois, puisque les statistiques démontrent que l’attention que l’on peut saisir d’une clientèle potentielle qui circule en voiture est de 5 secondes! Un 5 secondes qui peut faire une différence entre un : « Wow, je veux aller voir cette boutique. » Et un : « Il y a une boutique ici?!? »  Ce qui, au final, se solde par une différence énorme sur le chiffre d’affaires. Je donne l’exemple que, lorsque j’avais ma boutique, pour des raisons de configuration de terrain, il était inutile de mettre mes efforts principalement dans l’élaboration de mes vitrines puisqu’on ne pouvait les voir correctement de la rue. J’ai créait donc des décors extérieurs, en travaillant des éléments forts, de masse, puisque c’est ce qui maximisait l’impact… et cela avait des répercutions directes puisqu’aux fils des saisons, les habitués entraient avec le sourire et me complimentaient, d’autres m’en parlaient lorsque je les croisais à l’épicerie et le plus gratifiant étant les gens, curieux, qui entraient voir pour découvrir l’endroit.

Savoir attirer le client non pas dans… mais vers sa toile…

Quand on fait du décor extérieur, il faut réfléchir à l’impact que l’on veut créer, sans nuire aux facilités du magasin. Par exemple, on évite de décorer les rampes d’accès, on garde un passage large dans les escaliers… Dans le cas présent, la pièce maitresse du décor est une grande toile d’araignée faite avec qu’une seule roulette de ruban plastifié (Polypro) qui résiste aux intempéries. C’est un type de décor intéressant, car l’investissement monétaire et de temps n’est pas énorme. Ne suffit plus qu’à se créer des encrages puis d’installer le ruban, section par section, jusqu’à l’obtention du résultat souhaité. De plus, cela demeure facile à défaire, car, le temps venu, on n’a qu’à couper les liens pour enlever la toile. Le reste des éléments peuvent provenir de l’inventaire déjà présent dans la boutique ou être achetés et servir à nouveau l’année suivante. Il est également intéressant de se procurer des vivaces en fin de saison, car elle agrémente agréablement les décors extérieurs à moindres couts.

À chacun sa signature et sa culture

Il va de soi que nous avons fait un décor automnal avec une touche Halloween. Dépendamment de la vision de chacun, on doit adapter son travail, le look au final, selon la vision que l’on a de cette fête, ou de cette opportunité, tout comme de la clientèle que l’on désire toucher et explorer. Libre à vous d’y investir du temps et des ressources chaque année pour un thème différent. Gardé en tête de mesurer vos efforts et l’investissement monétaire en fonction que vous vendiez ou non des éléments de décor, donc agir et penser en conséquence.

Parlez-en en bien, parlez-en en mal, MAIS QU’ILS EN PARLENT!

Enfin, faire du décor est une excellente façon de se faire connaître, de se démarquer et aussi de s’intégrer, de faire partie de sa communauté en participant à sa manière aux fêtes et aux saisons qui nous sont propres. De plus, il s’agit d’un exercice du processus créatif qui nous permet de penser différemment tout en travaillant sur un projet de taille!

Pour chacune des fêtes, il y a des objets symboliques qui peuvent être utilisés d’année en année. Un décor gagnant peut-être repris sur plus d’une année. Les mêmes éléments peuvent être utilisés de façon différente. Un décor d’automne peut avoir une base qui servira pour le décor de Noël, d’hiver et jusqu’à la Saint-Valentin. J’ai souvent utilisé une tendance, un élément vedette et caractéristique pour la période (J’aurais surement exploité l’idée et les jeux de mots avec la vague des personnages « Des Minions ») puis m’en suis servi autant dans mon décor que ma publicité, et pour la promotion de bouquet de saison en boutique. C’est une bonne et excellente façon de maximiser nos efforts. De cette façon, j’avais su créer l’intérêt de passer plus régulièrement à la boutique. D’autres en plus, étaient des clients fidèles pour me recommander et pour souligner ce que j’avais fait cette année.

Une conclusion sous le signe de l’humour!

Pendant notre préparation de la vidéo, ma collègue Isabel me chantait, « On peut-tu vous servir qu’à m’a dit sans sourire, magané magané », un extrait d’une chanson de RBO, (Rock et belles oreilles). Et quelle amusante et juste façon de conclure notre publication de cette semaine.

P.S. L’Halloween est un beau prétexte pour être tout croche, mais il faut penser que c’est une fête qu’y ne dure pas toute l’année!

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